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Messages - Clarie

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Pour revenir au Festival de Cannes, on peut aussi dire merci à Audiens ... mais pas pour nos retraites !!! >:(
http://www.profession-spectacle.com/audiens-met-largent-des-retraites-au-service-des-puissants/

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Alors, l'adresse est www.soeasy.fr

C'est un site pour les intermittents qui font du spectacle occasionnel

il propose de gérer toute la partie salaire et déclaration sociales ( guso en fait ...)

En gros, on s'inscrit (gratuit), on rentre les infos de l'employeur et les infos de la presta ( date, salaire, et tout le toutim ...).

l'employeur reçoit un mail pour valider les infos que l'on a rentré, il paie en ligne ...
Eux, il s'occupe de le déclarer au Guso (même la veille ....), de payer les cotisations Guso et nous vire notre salaire après la presta

Bon, seul truc moins cool c'est qu'il prenne 15€ pour chaque salaire, mais quelle galère en moins ...... à nous de penser à rajouter au coût total !

Et ils sont même capable de gérer les groupes ....

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Revue de presse / Lu sur le site de Profession Spectacle
« le: 15 avril, 2014, 10:09:45 am »
LE BOUC ÉMISSAIRE

Par Olivier Frettois le 25 mars 2014
Le terme de « bouc émissaire » provient de la traduction grecque de « bouc à Azazel », un bouc portant sur lui tous les péchés d’Israël. Selon René Girard le bouc émissaire désigne également l’individu, nécessairement coupable pour ses accusateurs mais innocent du point de vue de la « vérité », par lequel le groupe, en s’unissant uniformément contre lui, va retrouver une paix éphémère.

Le MEDEF qui porte quelques responsabilités sur le déficit de l’UNEDIC, laquelle nécessite probablement une révision en profondeur de son mode de gestion, a désigné aux médias, donc à la vindicte populaire, les intermittents comme boucs émissaires de la crise économique et sociale que vit notre pays depuis un trop grand nombre d’années.

Mais si l’on y regarde de plus près, le déficit de l’UNEDIC est dû à de nombreuses dérives comme le montrent les résultats, dans les comptes de l’assurance-chômage : Le déficit le plus lourd provient des salariés en CDD : 5,592 milliards d’euros, et celui des intérimaires s’élève à 1,464 milliards d’euros.*

Les intermittents du spectacle, dont on néglige délibérément l’apport économique dans notre société, constituent le groupe idéal pour engager une politique ultra-libérale s’appuyant sur un utilitarisme à court terme, afin de mettre en place une dérégulation sociale qui pourrait se généraliser par la suite. Ces gens-là sont pragmatiques et méthodiques.

Il suffit de s’appuyer sur un bon sens populaire mal informé pour traquer ces « oisifs » qui n’apportent rien à la société, en utilisant une presse qui se veut d’investigation, pour mettre en évidence quelques cas d’abus du système, et le tour est joué !

Mais le patronat supranational ne s’arrêtera pas là pour réduire la France au modèle culturel européen moribond. Chez ces gens-là, il n’est de richesses que financières et par expérience, on sait que la finance ne partage pas.

Le faible pourcentage d’intermittents par rapport au nombre de travailleurs français rend cette cible plus facile. On oublie seulement de préciser que presque tous les spectacles, concerts, festivals et autres prestations artistiques ne pourraient exister sans les intermittents.

La suppression des annexes 8 et 10 de la convention UNEDIC tuera sûrement « l’exception française » (notion abhorrée par ces messieurs sérieux en cravate, parce que trop exceptionnelle et trop française), en matière de politique culturelle et mettra à mal toutes formes d’expressions culturelles dans notre pays qui avaient résisté jusqu’ici au rouleau compresseur d’outre-Atlantique.

* Chiffres de la Cour des Comptes 26/11/2013

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